Notre contribution au développement durable

22 août 2019

Auteur :

Gaston Bédard
Président-directeur général
Conseil québécois de la coopération et de la mutualité

 

 

 

 

Imaginez un voyage pleine nature en Alaska… N’oubliez pas d’apporter planche de surf, maillot de bain et crème solaire. Il fut un temps où le parka, les bottes et le traineau étaient associés à cet état américain. Pourtant, au début de juillet, il a fait 32 degrés pour la première fois à Anchorage, la ville principale de l’Alaska. Les amateurs de statistiques et de records météos en tout genre sont servis depuis plus d’une décennie. Les records de chaleur sont battus d’année en année.

Les gouvernements ont commencé à légiférer pour corriger certaines pratiques nocives et cette tendance va s’accentuer. La France est en passe d’adopter une loi qui favorisera (forcera ?) le passage aux véhicules électriques. Elle vise ainsi à ce que le transport automobile soit neutre en carbone en 2050. Demain, autrement dit !

Aux États-Unis, certains politiciens, parlent de plus en plus de se donner un Green new deal  comme projet de société. L’idée étant de se doter d’un vaste plan d’investissement dans les énergies vertes et neutres en carbone, afin de s’attaquer vigoureusement au problème des changements climatiques et de favoriser le développement économique. Marginale au début, cette idée gagne du terrain.

Or, qui dit mesures gouvernementales à grande échelle dit contrats publics. Il faudra bien garnir le paysage de bornes électriques pour recharger toutes ces voitures.

Et qui dit contrats publics, dit secteur privé. Attention, demain ceux qui nient les changements climatiques aujourd’hui seront les premiers en ligne pour avoir des contrats et promouvoir l’énergie verte.

Le mouvement coopératif et mutualiste, qui porte des valeurs véritables d’engagement envers la communauté et de contribution au développement durable, doit prendre acte de cette réalité nouvelle et se positionner pour contribuer significativement à cet « effort de guerre » contre les changements climatiques. Certains de nos membres le font déjà avec beaucoup d’énergie et de conviction, mais lorsque vient le temps de prioriser nos grands défis comme mouvement, le développement durable arrive souvent dans les dernières priorités, des urgences plus immédiates et bien réelles (manque de main d’œuvre, retard technologique) ayant pour effet de mobiliser notre attention.

J’ai récemment eu la chance de participer au sommet Pact for Impact, à Paris, où l’on s’est questionné sur la contribution que peut apporter l’économie sociale et solidaire à l’atteinte des objectifs de développement durable. J’en retiens qu’il ne faut pas perdre de vue cet objectif et surtout ne pas négliger l’opportunité de croissance qui est à nos portes et qui sera bénéfique pour la planète et pour ceux qui auront su se positionner en conséquence. Soyons à la hauteur de ce défi !


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