Lettre ouverte - Le mouvement coopératif et mutualiste, allié des collectivités locales

18 juillet 2019

La transformation démographique et ses conséquences sur les milieux dévitalisés du Québec sont annoncées depuis longtemps. La récente sortie publique d’un consultant sur des fermetures inévitables de 200 municipalités fait réagir. Essentiellement basée sur la contribution des milieux à l’économie globale, l’analyse évacue la capacité de résilience et de mobilisation des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, engagés dans leurs communautés locales.

Le mouvement coopératif et mutualiste existe depuis plus de 160 ans au Québec. L’histoire nous rappelle que les individus et les collectivités ont su s’adapter aux mutations sociodémographiques par la force indéniable de l’entraide et de la solidarité. Les Québécois et les Québécoises font partie d’une société où la coopération est plus qu’un modèle d’affaires. Elle est, pour nous, une façon de vivre pour grandir de façon durable et prospère. Au Canada et à l’international, le Québec est un exemple pour l’impact social et économique généré par ces entreprises collectives.

La prise en charge par les individus de leurs collectivités assure la vitalité des territoires grâce à une économie de proximité. De longue date, le mouvement coopératif et mutualiste représente un allié naturel des pouvoirs locaux et de l’État. Les coopératives et les mutuelles se retrouvent dans une multitude de secteurs d’activité tels les services financiers, la foresterie, l’agroalimentaire, l’habitation, les services alimentaires ou les services à la personne. Les exemples de soutien et de diversification de l’économie locale sont nombreux. Ces projets deviennent des lieux d’ancrage dans le milieu, procurent des emplois et contribuent au renouvellement des populations.

Les enjeux démographiques sont bien réels, mais le dynamisme et la résilience de nos régions sont des atouts qu’aucune étude n’a la capacité de mesurer. Le mouvement coopératif et mutualiste est un allié des collectivités locales, qu’on se le dise.

 

Gaston Bédard
Président-directeur général


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